Calcul
:
La plus-value s'obtient
en retranchant du prix de cession la valeur
d'origine du bien diminué, le cas échéant,
des amortissements comptables pratiqués.
Imposition :
Les règles d'imposition
varient selon que la plus-value est à court
ou long terme. Cette distinction dépend d'une
part de la durée de détention du bien dans
l'entreprise (plus ou moins de 2 ans) et
d'autre part du caractère amortissable ou non
du bien.
Ensuite,
il convient de déterminer si l'on a réalisé
une plus-value nette ou une moins-value nette.
Pour ce faire, on compense les plus-values et
les moins-values réalisées au court d'un même
exercice. Ainsi, on obtient une plus-value
nette à court terme lorsque les plus-values
à court terme réalisées au cours de
l'exercice ont été plus importantes que les
moins-values à court terme.
Si
l'opération génère une plus-value nette à
court terme, celle-ci est intégrée aux résultats
de l'entreprise et imposée aux conditions de
droit commun (régime de l'impôt sur le
revenu ou de l'impôt sur les sociétés).
En cas de moins-value nette à court terme,
celle-ci s'impute sur les bénéfices
d'exploitation de l'entreprise.
S'il en ressort une plus-value nette à long
terme, celle-ci sera taxée de la manière
suivante :
- au taux de 16% dans les entreprises relevant
de l'impôt sur le revenu, soit 26% compte
tenu des impositions additionnelles (prélèvement
social, CSG et CRDS)
- au taux de 19% pour les entreprises soumises
à l'impôt sur les sociétés. L'application
de ce taux réduit est subordonnée à
l'obligation de porter le montant de cette
plus-value sur un compte de réserve spéciale
au passif du bilan.
En revanche, si la compensation nette fait
ressortir une moins-value nette à long terme,
celle-ci ne peut normalement être imputée
que sur les plus-values à long terme réalisées
au cours des dix exercices suivants.